Les langues régionales

Quelle est la place des langues régionales qui font du patrimoine culturel notre identité à chaque instant de notre vie ? Sont-elles seulement réservées à une « élite » qui se passionne pour sa région, et qui, il faut l'avouer se considère d'abord citoyen de la région avant d'être citoyen français ? C'est le cas des Corses, des Bretons, des Basques, et de bien d'autres, sans parler de nos territoires d'outre-mer.

Doit-il exister un combat de prépondérance entre la langue nationale et les langues régionales ?
Arrivera-t-on à ce qu'une conversation commencée en français se terminer en catalan pour que l'étranger à la région ne puisse y participer et lui faire comprendre qu'il n'est pas le bienvenu ?

La langue est le premier ciment d'une Nation afin que l'on puisse tous se comprendre et se parler. Le français se délétère peu à peu au niveau du vocabulaire, moins de mots employés, moins de lecture des auteurs dits classiques. Dans le classement PISA  La France obtient 493 points dans le domaine de la compréhension de l'écrit, légèrement au-dessus des 487 points de moyenne dans les pays de l'OCDE. Ce n'est pas l'écriture inclusive, incompréhensible au niveau de la lecture orale, ni le « laminage » par nos académiciens des mots inemployés dans la langue courante qui redoreront le blason de la francophonie.

Mais, avec un grand mais, les langues régionales sont les bases orales et écrites de notre culture. Faut-il les rayer comme petite à-petit le latin disparaît de notre instruction ?  Faut-il se mondialiser et ne plus parler que deux ou trois langues dont le français sera bientôt exclue au profit du mandarin, de l'arabe et de l'anglais pour le numérique ?

Dans un rapport qui date de 1998, Monsieur Bernard Poignant alors Maire de Quimper notait « Le français est bien installé, bien ancré sur le territoire de la République. Il n'est pas menacé. Son problème est sa place dans le monde, dans les instances internationales et même européennes, dans les rencontres des chercheurs, les échanges intellectuels et artistiques, les relations industrielles, commerciales et financières. Une politique hardie pour les langues et cultures régionales mérite d'être accompagnée par un grand projet pour la francophonie. »

Vingt ans plus tard, le constat est décevant malgré des initiatives mises en place par le gouvernement, par des municipalités, des associations, des particuliers, les langues régionales n'ont pas vraiment trouvé leur place. La langue française est attaquée de toutes parts dans le monde par un manque de moyens (fermeture des lycées français à l'étranger, pas de suivi des jeunes étrangers qui viennent étudier dans nos facs,etc...)

A quand ce grand projet, cette politique hardie pour les langues et cultures régionales qui mérite d'être accompagnée par un grand projet pour la francophonie. »
 

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