Le lisier ou la symbiose de l'agriculture

Le 15 février 2011 on pouvait lire dans les journaux que France Nature Environnement venait de lancer une campagne publicitaire dénonçant dont les affiches stipulent « l’élevage industriel des porcs et les engrais générant des algues vertes. Leur décomposition dégage un gaz mortel pour l’homme ».

Pourquoi vouloir stigmatiser une catégorie de français, au lieu de proposer auprès de leur corporation des solutions permettant de résoudre le problème ?

Il est vrai que la solution radicale serait de ne plus produire de porcs, mais demandons aux adhérents des 3000 associations que regroupe France Nature Environnement s’ils sont tous prêts à renoncer pour toute leur vie à manger de la viande, parce que si on éradique les cochons, il faudra aussi supprimer le bœuf, donc la vache et son lait, le mouton et sa laine, la chèvre et son fromage etc…. Et il n’y a pas que les lisiers de porcs, il y a aussi la bouse de vache et les défections de l’homme qui, lorsqu’ils sont stockés sous vide produisent les mêmes composants d’ammoniac, de sulfure d’hydrogène et autres gaz toxiques.

Diminuer la concentration d’animaux élevés de façon à limiter les excréments produits à la capacité d’élimination des sols par les plantes qui y sont cultivées serait une solution, mais pour cela il faut revoir non seulement l’organisation de l’agriculture et des coopératives, mais aussi le POS (plan d’occupation des sols).. Il faut aussi, dans ce cas, que les agriculteurs puissent revenir cultiver leurs terres avec un revenu suffisant, parce qu’il faudra morceler les grandes exploitations.

Et nous arrivons ici au combat éternel entre l’urbain avec l’industrie et le paysan avec l’agriculture. A ne pas confondre le paysan qui connaît la réalité de sa terre avec l’écolo qui veut un monde idyllique.

A la solution du monde paysan existe une autre solution, déjà largement défendu par l’industrie et certains politiques : la méthanisation ! Méthanisation servant à produire du gaz et de l’électricité.

Or, il va falloir, là aussi, faire des choix. Les ressources énergétiques fossiles n’étant pas inépuisables, et à moins de cesser de se déplacer, de s’éclairer, de se chauffer (le bois lui aussi devenant rare) il va falloir trouver des substituts au pétrole, au gaz, à l’uranium.

Les chercheurs européens ont mis au point une formule recomposant du pétrole à partir de micro-algues, de CO². Serait-il possible à partir des algues vertes, qui ne sont pas les mêmes que celles utilisées dans cette formule d’en produire du pétrole ou de la tourbe ? Question à creuser.

La réponse pourra se trouver dans DES solutions, et non dans une seule et unique solution, mais là aussi on commence par des solutions politiques.

  • Revenus suffisant pour les éleveurs afin de ne pas les obliger à produire plus pour gagner plus.
  • Retour des agriculteurs sur les terres
  • Recherche scientifique et technique pour solutionner la production d’algues en matière énergétique.

Et des solutions plus « écologiques »

  • Réduire la concentration d’animaux
  • Ne pas avoir plus d’un certain nombre d’animaux par m² cultivable pour compenser par l’épandage comme fertilisant les excréments produits.
  • Vendre le produit sur un rayon de 400 km (abattoirs, circuits de vente, etc…)

C’est la bataille du pot de fer contre le pot de terre puisque dans un premier temps il faut permettre aux petits éleveurs de vivre décemment si l’on veut réduire les élevages intensifs.