La reconnaissance sociale et nationale

 

Il ne peut y avoir de société solidaire, s'il existe des individus que la société française ignore sur son propre territoire. Parce que un jour ou l'autre, nous pouvons nous retrouver dans une classe d'exclusion, par manque d'un diplôme alors que la compétence est reconnue, par manque de garant pour qu'une location nous soit octroyée, parce que l'on a plus l'âge adéquat pour un concours, etc ...... Parce que nous faisons tous partie à un moment ou à un autre d'une minorité ne rentrant pas dans le moule défini par une réglementation.

La « vie » d'un citoyen « solidaire » commence par sa « reconnaissance sociale ». Un acte d'état civil ne suffit pas pour lui donner une identité Il n'y a pas de solidarité interactive, si il existe des personnes dont on nie l'existence sociale en l'excluant d'un droit s'il a les capacités et les compétences pour y prétendre.

Le premier droit de la reconnaissance sociale est un droit d'égalité :

 Aucune distinction de sexe, de couleur, de morphologie, d'handicap, de religion, de territoire, de classe sociale, d'affinités sexuelles entre adultes consentants ne doit discerner un individu d'un autre au regard de la loi et des citoyens.

 Puisque pour la plupart d'entre nous, nous naissons et restons attaché à la nation où nous avons vu le jour, les seuls critères qui peuvent différencier un individu d'un autre sont les suivants :

  • d'avoir la nationalité du pays que l'on habite, en l'occurrence être français.
  • d'être un citoyen de l'Union Européenne.
  • d'être ressortissant d'un autre pays avec signature d'un accord ou partenariat entre la France et l'état concerné.
  • ou d'être étranger sans partenariat entre la France et l'état concerné.

Ces différences sont établies sur des particularités nationales et non sur des particularités morphologiques ou d'origines personnelles et privées.

Voté à cause du non-respect de l'égalité, rappelons que la parité et la discrimination positive ne sont pas l'égalité véritable. Elles sous-entendent que l'on fait une distinction entre les origines, le sexe... Elles reconnaissent une différence. Elles jettent aussi l'opprobre sur la personne concernée, en soulignant qu'elle est différente de celle que l'on aurait peut être souhaité embaucher. Seuls les compétences, les diplômes et l'expérience devraient justifier des différences. Mais, il faut bien admettre que suivant la culture d'entreprise et son image de marque, ainsi que le poste qui est proposé, (par exemple un poste d'accueil) on embauchera plus facilement à diplômes et compétences égales, une femme jeune et jolie qu'une personne qui ressemblera feu le comédien SIM (qui faisait de l'auto - dérision sur son physique). C'est aussi le droit de celui qui embauche. Mais bien appliqué, le droit à la différence ne conduit pas forcément à la différence du droit.

La reconnaissance sociale ouvre l'accès à des droits fondamentaux : droit au logement, à la formation tout au long de sa vie, au travail, aux soins et à une pension de retraite décente.

 

 Qui sera citoyen solidaire ? Acquérir la nationalité française

 

Qui aura droit à la reconnaissance sociale ? Qui sera un citoyen solidaire ? Qui va en profiter ? Au niveau mondial, nous sommes tous dans l'obligation de devenir solidaires. Tout au moins pour la conservation de notre environnement et la répartition des énergies et de l'agriculture. Au niveau de la France, il ne faut pas être hypocrite, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, ou tout au moins, pas les accueillir pour en faire des exclus. Mais acquérir la nationalité française devrait pouvoir se faire très facilement. Demander la nationalité française, signifie que l'on aime et souhaite intégrer la France, que l'on adhère à ses idées, à son mode de fonctionnement. Que l'on est prêt à se battre pour les défendre.

Lutter contre l'immigration clandestine, c'est lutter contre l'exclusion, contre la pauvreté, Accorder la nationalité française, c'est mettre tout le monde sur un pied d'égalité, avec des droits et des devoirs identiques. C'est permettre à tout le monde de marcher la tête haute.

Parce que le problème de l'intégration n'est pas un problème racial, mais un problème social. Lorsqu'un magrébin, un noir, un asiatique sont d'un niveau social élevé, on ne parle pas de leurs réussites. Entre 1959 à 1968, nous avons eu un Président du Sénat, puis au Conseil Constitutionnel un petit-fils d'esclave qui était « noir ». Gaston Monnerville ! Cela ne gênait personne. Il était français ! « Grand porte-parole des Droits de l'Homme en France, Gaston Monnerville fut l'un des meilleurs orateurs français sous trois Républiques » C'est un problème social qui est à l'origine du racisme en France. Les magrébins, les noirs se sentent visés alors que les français de souche le sont autant lorsqu'ils ont des problèmes de présentation, d'instruction, d'éducation.

Il est plus que normal que les français aient tous les droits puisqu'ils en ont les devoirs. Nés en France, ils auront toute leur vie pour se socialiser, s'éduquer, choisir leur parcours de vie et prendre leur retraite. Mais, ceux qui arrivent dans notre pays, qui ont envie d'y vivre, parce qu'ils fuient le leur pour des raisons de pauvreté, de politique, ou personnelle, pourquoi en profiteraient-ils, direz-vous ? Il suffit que les étrangers qui souhaitent acquérir la nationalité française, qui ont une culture différente de la notre adoptent nos idéaux. Il n'est pas question de les transformer, ni de les intégrer au point qu'ils perdent la notion de leurs racines. Ce qui fait la force de la France, c'est la France des régions, sa diversité du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest.

 

C'est leur faire prendre conscience que pour vivre en bonne harmonie, nous avons certains codes et que ces codes, tout le monde les respecte. Que la liberté s'arrête où commence la liberté de l'autre. Que le français est la langue nationale et que notre première obligation est de la parler, de la lire et de l'écrire. Que nous sommes dans un état laïque, que nous respectons toutes les religions, mais que ce droit est un droit moral, non vestimentaire. Que le droit est le même pour tout le monde et que nul n'est censé ignoré la loi.

 C'est leur faire prendre conscience que nous avons un sens particulier de l'humour, qui n'est pas forcément le leur, et qu'il ne faut pas qu'ils s'en vexent. Que l'on arrive à rire de choses graves, parce que nous sommes comme cela, parce que les chansonniers se moquent bien de la politique et des politiciens, parce que l'on raconte des blagues sur les blondes. Et que s'ils décident de prendre la nationalité française, c'est qu'ils sont conscients de tout cela, et surtout conscients, que nous les français, si nous leur souhaitons la bienvenue, si nous leur faisons une place, si nous les respectons en tant qu'individus, nous n'avons pas envie de changer. Que nous aimons la bonne bouffe, le bon vin, que nous ne sommes pas contre l'union libre, les familles recomposées, que nous aimons râler, contester. En deux mots, que nous aimons la Vie, notre Vie.

 

La préférence nationale

 

On ne peut partager que ce que l'on a, et pour l'instant c'est la dette nationale qui ne fait que s'aggraver tous les jours. Il va falloir pourtant se bouger face à la démographie galopante de notre planète. On ne peut rester dans l'attentisme d'une nouvelle crise bien plus grave que celle qui vient de nous toucher. Pour accueillir les immigrants qui seront de plus en plus nombreux, fuyant changement climatique, guerre, famine, il faut avoir des structures qui vont les aider soit à devenir français, soit à leur donner les moyens de retourner chez eux avec la possibilité d'aider leurs pays, c'est-à-dire les former pour devenir des cadres ou des artisans de haut niveau.

Oui, il est question ici de préférence nationale. Parce que la meilleure façon d'intégrer une population ayant des origines différentes est de lui donner un but, un idéal, des droits et des devoirs communs aux autochtones. Que l'on s'appelle Sarkozy, Moreau, Bouanane, de Weerdt, ou Bussmann, nous avons tous des origines étrangères. C'est ainsi que s'est créé notre pays et nous en sommes fiers, comme les Américains le sont du leur. Alors pourquoi renier ce qui a fait ce que nous sommes, l'adoption à une nation qui nous a accueilli, instruit et permit par l'élection à la représentation du peuple aux Assemblées de le gouverner.