Avoir le droit de choisir notre existence

Avons-nous vraiment la liberté de choisir notre vie ou croyons-nous l’avoir ?

 

Si l’on regarde de plus près, depuis notre naissance, puis dans notre enfance, les choix sont fait pour nous, par le lieu, les parents, l’orientation scolaire, et ensuite trop souvent par les événements. S’il est vrai que sur certains critères on ne pourra jamais agir en tant qu’individu, on pourrait le faire sur d’autres plus aisément si nous avions réellement le choix.

 

Mais est-ce vraiment un choix lorsque les Verts nous proposent pour leur choix de société : « La réduction du temps de travail, c’est aujourd’hui encore la façon la plus écologique d’utiliser les gains de productivité réalisés chaque année. Plutôt que produire et consommer toujours plus, ce que nous proposons, c’est de libérer du temps pour la vie familiale et sociale : « moins de biens, plus de liens ». « Pour illustrer l’évolution du mode de vie que nous proposons, une mesure pourrait être promue : Mettre en place un droit pour tout salarié à convertir une augmentation salariale en temps libéré. Choisir le temps libéré plutôt que le « consommer plus », voilà la base du projet Vert. »

Là encore, est-ce vraiment quelque chose que nous allons choisir ou bien qui nous sera imposé comme les 35 heures. Doit-on renoncer à gagner plus parce que nos besoins ont augmenté eux aussi ?

 

Quand on parle de choix de vie, on nous parle de notre vie d’adulte, mais ne commence-t-elle pas avec nos études, notre éducation ? L’éducation que nous avons reçue n’influence-t-elle pas toute notre vie ? Aura-t-on eu droit dans notre enfance à la découverte des arts et d’une culture générale diversifié ou aura-t-on traîné dans les cages d’escaliers ?

 

Et ce non-choix risque de continuer toute notre existence parce que l’on nous aura mis sur des rails dont il sera difficile de sortir. Un enfant en échec scolaire sera orienté d’office en CPPM, sans chercher si c’est la filière qui lui convient.

 

S’il est vrai qu’étant enfant, nous ne pouvons intervenir devant d’abord apprendre à parler, à marcher, à vivre en société nous « subissons » jusqu’à l’adolescence parce que nous ne sommes pas capables de nous prendre en charge. Mais où le cours des choses pourrait évoluer, c’est au moment du choix d’orientation de nos études. A 14 ans et même à 18, on ne connaît pas toutes les possibilités que nous offre l’emploi. On se retrouve devant un nombre infini de diplômes à préparer sans savoir vraiment quelle en sera la finalité et s’en savoir si six ans plus tard, la filière sera toujours porteuse d’emploi. On ne se sert plus des compétences, mais des diplômes pour évaluer notre entrée sur le marché ou même pour y perdurer.

 

La généralisation du portefeuille de compétences serait une formidable aubaine si au lieu de recruter sur diplôme, les entreprises recrutaient sur compétences. Créé depuis de nombreuses années il est un outil  conçu pour matérialiser les acquis, les expériences et savoir faire. Il est une compilation de « preuves » en vue d’une reconnaissance de diplôme.

 

Tout commence donc à l’école primaire qui doit nous donner accès à l’égalité des chances par des bases de français (lecture, vocabulaire, écriture), calcul, anglais, mais aussi par la pratique d’une culture générale due à la visite des musées, à la pratique du théâtre, du dessin, de la musique, de la danse et de la culture de sa région en géographie et histoire.

 

Après, si nous pouvons déjà partir sur des bases qui auront mixer les diverses classes sociales, le reste deviendra beaucoup plus un choix personnel, car il est vrai que nous n’avons pas tous les mêmes désirs et les mêmes besoins.