De la cohérence avant tout

Un projet avant tout doit être cohérent avec l’environnement global. Je m’explique ;

 

Prenons par exemple l’aménagement des journées scolaires. Le gouvernement propose d’aménager des semaines où les élèves auraient cours le matin et se consacreraient à des activités sportives l’après-midi.

 

Bonne idée, mais inapplicable telle que proposée et qui coûterait très chère à la collectivité. Pour être réalisable, il faut :

  • Des moyens en professeurs de sports et en locaux. Or, nous n’avons ni les uns, ni les autres.
  • Formation de professeurs d’éducation sportive et construction de locaux.
  • Ce qui amène à réviser les programmes et le temps de la scolarité
  • Ce qui engendre des difficultés pour l’étalement des vacances des parents qui sont salariés dans les entreprises, la France ne pouvant s’arrêter de travailler pendant un mois.
  • Qui se chargera des enfants pendant que les parents travaillent ?
  • Si les vacances scolaires sont réduites où se dirigeront les vacanciers ? Les infrastructures touristiques ne pouvant supporter ce flot de touristes sur un temps si court.
  • Etc….

 

Mais si on englobe ce projet de programme politique dans un projet de société on pourrait avoir :

 

  • Des classes de toujours 24 élèves en moyennes partagées en deux groupes de 12 enfants. Occupation de la salle de cours, un groupe le matin, l’autre l’après-midi. (Rentabilisation des locaux)
  • Doubler le nombre de professeurs des écoles par des éducateurs qui se partageront les taches. Moins de surcharge pour l’enseignant et ses élèves et plus de possibilité de prise en charge particulière pour les élèves en difficulté.
  • Pendant que l’instituteur enseigne, l’éducateur se charge de « sortir » l’autre groupe, un jour le matin, le lendemain l’après-midi. Une culture générale par la pratique. Elle égalise les chances par la « normalisation » des divers horizons sociaux des enfants en leur faisant découvrir les différents aspects de la culture des uns et des autres : Théâtre, musique, dessin, sport, danse, visite de musés, culture et langues régionales …. Elle reste au choix de l’enseignant, suivant l’environnement et les ressources de la région
  • Révision des programmes en privilégiant les notions de bases : lire couramment, écrire, calculer, s’exprimer, rédiger en français.
  • Ouvrir musées, théâtres (pendant les répétitions par exemple), salles de sports etc…. gratuitement aux scolaires.

 

Si le problème des infrastructures est résolu sans débourser d’argent, il reste celui des moyens humains : embaucher au minimum 300 000 éducateurs qu’il faut payer

  • Mettre en place « le droit au travail »
  • Réviser le système des dépenses et des recettes de l’Etat

 

On ne peut prendre sujet par sujet sans l’englober dans un tout. C’est un peu l’exemple de ce qui se passe dans la nature avec le système de la chaîne alimentaire. Supprimer un maillon et le système se dérègle, des espèces disparaissent. Ou changer le débit d’un cours d’eau et l’environnement change, mais si l’ensemble n’est pas étudié au départ et appliquer ensuite, on peut avoir inondation ou sécheresse sur les  terrains environnants. On voit donc clairement ici la différence qu’il y a entre un programme politique et un projet de société.