L’inscription de la tauromachie à l’inventaire français du patrimoine : Une honte

Alors que les parlementaires catalans en août 2010 votent l’interdiction des corridas sur leur territoire, en cette fin d’avril le ministère de la Culture a décidé l’inscription de la tauromachie à l’inventaire français du patrimoine immatériel, encourageant ainsi une tradition honteuse et barbare...

Des lois en contradiction avec cette inscription ont été faites protégeant les animaux, condamnant les personnes usant de tortures sur eux. Et nous acceptons qu’au vu et sus de tout le monde, un animal soit mis à mort au cours d’un jeu brutal, cruel, avec blessures avant la mise à mort pour le plus grand plaisir d’aficionados.

http://www.matthieuricard.org/index.php/blog/91_linterdiction_de_la_corrida_un_pas_vers_la_civilisation/

Il y a plus de personnes anti-corrida que d’aficionados, c’est donc ici la loi de la minorité qui l’emporte.

Et pourquoi pas remplacer la corrida par un jeu sans mise à mort, sans torture.

Pour les amateurs, nous avons en Provence un jeu datant lui aussi de la moitié du XIXe siècle et reconnu comme un sport : la course à la cocarde qui ne met pas la vie de l’animal en danger. Le jeu des razeteurs consiste à arracher à l'aide d'un "razet", la cocarde placée sur le front du taureau. Le jeu est dangereux, plus dangereux que la corrida, parce que les animaux sont en pleine faculté de tous leurs moyens, mais ces jours là, l'ambiance dans l'arène est extraordinaire.

La fête, c'est aussi dans la rue, avec "l'abrivado" et la "bandido", lorsque les gardians accompagnent le taureau de la manade à l'arène et vice-versa en traversant la ville.

Rappel des lois protégeant les animaux

http://www.30millionsdamis.fr/acces-special/lois/les-lois-de-la-protection-animale.html

Loi Grammont de 1850

Cette loi punissait d'une amende de 1 à 15 francs et d’une peine de 1 à 5 jours de prison « les personnes ayant fait subir publiquement des mauvais traitements aux animaux ». Cette loi sera abrogée par le décret du 7 septembre 1959 qui sanctionne la cruauté envers les animaux, y compris dans le cadre privé.

Loi du 19 novembre 1963

Cette loi étend le délit d’acte de cruauté envers les animaux sauvages apprivoisés ou tenus en captivité, extension confirmée par la loi du 10 juillet 1976.

Loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature

L'animal acquiert un statut d'être sensible et doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce.

Loi Nallet du 22 juin 1989

Elle impose l’identification des carnivores domestiques lors de tout transfert de propriété et, de façon systématique, dans les départements déclarés infectés par la rage. Elle fixe également les conditions sanitaires relatives aux établissements de vente ou de garde d’animaux. Elle interdit l’euthanasie systématique des animaux perdus ou abandonnés et prolonge les délais de fourrière

Loi du 6 janvier 1999 relative aux animaux dangereux et errants et à la protection des animaux

• Des sanctions plus lourdes pour les actes de cruauté

• les sanctions pour sévices graves ou actes de cruauté sont alourdies : 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende (avant : 6 mois et 15 000 euros)

Comment pouvons-nous admettre, qu’un gouvernement se contredise sans vergogne, autorisant pour certains ce qui est interdit pour tous ?

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