Le 17 novembre 2018

Le 17novembre 2018 nous serons dans la rue la voix de tous ceux et celles que l'on n'écoute plus, de ceux et celles que plus personne n'entend. Nous serons la plume des mécontents qui croyaient que tout allait changer. Nous serons les yeux de tous ceux et celles qui croient encore en des réformes mais qui voient qu'entre rêves et réalités, qu'entre vouloir et pouvoir, la différence est énorme. Nous serons les anonymes, les sans voix, les sans dent, ceux et celles qui font partie des « fainéants », ceux que l'on appelle Machin ou Toi là.

Ces fainéants, ces sans dents avons pourtant un énorme pouvoir. Nous sommes tous consommateurs. La demande appelant l'offre et non l'inverse nous peuvons peser sur le cours des événements et même les inverser. On pense que c’est celui qui est en haut de la pyramide qui a le plus grand pouvoir. On oublie trop facilement que celui qui est en bout de chaîne a en réalité, autant de pouvoir de par son nombre.

Les médias nous disent qui aimer, pour qui voter, qui détester, de qui et de quoi avoir peur, quoi penser. Les blogueurs des réseaux sociaux deviennent des influenceurs. A nous, consommateurs, de faire la différence entre la manipulation et la prise de conscience qui est une réflexion personnelle. Il est plus facile pour nous de croire ce qu’on nous dit, surtout si l'orateur a du talent. Ne nous laissons pas récupérer par quelque parti que ce soit.  Combien d’hommes et de femmes à la recherche d'une vie meilleure ont élu démocratiquement des dictateurs. Les premiers mois leur donnant souvent raison.

Internet et les réseaux sociaux ont comme au début de l'industrialisation remit en cause la société.  La chose publique est devenue du ressort de tous les citoyens. Nous n'avons pas l'ambition du pouvoir, mais nous voulons participer, nous faire entendre. Nous sommes les acteurs de terrain. Tous en masse dans la rue ce samedi 17 novembre pour faire entendre notre voix.

 

17/11 17 novembre

Commentaires (1)

1. keg 16/07/2019

J'en suis revenu de la revue du 17/11/2018. Depuis près de 40 ans je suis (ou du moins, j'étais, sans le savoir, étant de plus daltonien) Gilet Jaune et le serai encore quand ce mouvement sera mis en bière (blonde ou brune). être Gilet jaune, pour moi, c'est un état d'esprit permanent et non une mode...A trop claironner que le mouvement est apolitique et refuser toute "organisation" (y compris depuis la base qui dévrait décider de tout, tel est le sens véritable du mot Démocratie dont nous n'avons fait que démocratie)., c'est aller droit dans le mur. Après c'est facile d'invoquer ceux qui sont partis ou ceux qui ne sont pas venus (20 millions potentiels, ceux qui ont la chance de gagner entre zéro et 1 200€) et rejeter la responsabilité de l'échec sur eux. Qu'a proposé comme programme, comme rêve et comme idéal le mouvement lancé le 17/11/2018.... Une baisse à la pompe. Pas assez pour ders lendemains qui chantent.

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