Le statut des conjoints de nos élus

Dans un projet de société on parle aussi d’éthique et une question se pose à en croire ce qu’on peut lire sur Internet. Les rumeurs, les informations et les scandales qui en découlent propagés et amplifiés par les médias sont-ils un reflet de nos mœurs ou bien nous entraînent-ils dans des dérives ?

Lorsqu’un homme ou une femme devient personnage public, alors que nous sommes tous avides de savoir qui il est, et que les paparazzi s’en donnent à cœur joie pour notre plus grand bonheur, quelles sont les limites de sa vie privée qu’elle lui soit personnelle ou familiale ? Jusqu’ici, il n’avait jamais été question de la place du conjoint du Président, parce que le président était un homme, et que les mentalités rétrogrades trouvaient normal que la femme d’un président ne travaille pas. L’égalité des droits et des devoirs des citoyens peut amener une femme à la présidence. Or, notre Président actuel nous a montré, avec des maladresses de protocole, que sa femme avait des velléités d’existence autre que celles d’être maîtresse de maison lors de réceptions et de s’occuper d’œuvres caritatives. Avant qu’une femme ne soit élue présidente, il faudrait prévoir un statut pour son conjoint qui ne peut se contenter de quitter ses occupations pour éviter les conflits d’intérêts et jouer les princes consorts, ainsi que pour les conjoints des ministres et députés. Et le conjoint d’un maire est-il à l’abri des rumeurs ? Ou bien va-t-on, alors que l’on prône l’égalité des sexes, donc la possibilité de travailler pour chaque partenaire d’un couple, obliger le conjoint à rester à la maison ?

« L’affaire Woerth » remet en cause l’égalité des sexes et le choix que l’on fait de son parcours professionnel alors que l’on est adolescent. Va-t-on aussi remettre en cause les familles de notaires, de médecins, de politiques, d’artistes ? Il y aura toujours dans n’importe quelle famille des aides de « carnet d’adresses ». Dans un autre ordre d’idées, les réseaux sociaux d’Internet pour trouver un emploi se sont développés. Gèrent-ils un conflit d’intérêts lorsqu’ils mettent en relation une personne par l’intermédiaire d’une autre ? On pourrait dire oui parce qu’ils court-circuitent les phases du recrutement normal mettant en piste plusieurs postulants.

La vie privée doit-elle être sacrée et de ce fait tout ce qui touche de près ou de loin à celle-ci être tu et être tolérée ou doit-on en réglementer les limites et lesquelles ? Ainsi, les écoutes téléphoniques seraient interdites et ne devraient être prises en compte par qui que ce soit, ni police, ni justice, ni journalistes, et dans ce cas comment pourrait-on faire certaines enquêtes qui se révèlent indispensables pour la sécurité de la nation ? Que peut-on dire et que doit-on taire ?

Qu’en pensez-vous ?

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